Je pleure pendant les informations, pendant la publicité.

Je pleure pendant les informations, pendant la publicité.


















« Je pleure devant les informations, devant la publicité. »

Tout se ressemble et tout s'assemble. Les jours rétrécissent et se finissent. Cette impression étrange. Le bonheur est superflu. La joie est amorale. L'orgasme est catholique. Dieu n'existe plus. Les gens sont gris. Les larmes coulent. Les liquides sont avalés. Les numéros de téléphones sont oubliés. Les visages se perdent. La mémoire est subjective. Les photographies n'ont plus d'histoire. Le feu de l'amour est glacial. Je n'existe pas. Quelques fois, on regarde en arrière et on ne voit plus rien. Des souvenirs enfouit, des sourires mous, des journées floues, un amour fou. On se rappelle des instants, dont on ne se souvient plus. On se remémore des étés chaud jaunis par le temps, des hivers chocolatés par la pensée, des choses futiles et agréables. Le brouillard qui compose notre imaginaire lorsque nous pensons au passé n'est que la feuille blanche sur laquelle nous avançons. Chaque chose que l'on essaie d'enfouir au plus profond de son être ressort à un moment ou à un autre. J'ai cette amère impression d'avoir raté quelque chose, que mon existence ne sera plus jamais la même. Parce que je ne les ai pas. En réalité, j'ai compris que la perfection n'a pas de noms, et que les défauts sont innommables. Non seulement, je suis passé à côté d'un bonheur avec eux, mais je n'ai qu'une personne à qui le reprocher, moi. Les erreurs, les bads, cette impressions que l'on ne vit pas, ne sont que de notre faute. Il faut se resaisir. Se dire que la vie est belle après tout. Mais quand je les vois, je ne sais pas, malgré moi je n'y arrive pas. Je n'arrive pas à parler sans un lèger frétillement dans la voix. Ce doit-être ça en fait. Je me suis trompée, je n'ai qu'a regarder ce que j'ai fait. Mais je n'y arrive pas, mon regard est flouté par une eau trouble, celle que j'ai réussi à me faire couler.

# Posté le samedi 21 novembre 2009 16:27

Arrête de souffrir, et aime.

Arrête de souffrir, et aime.



_ J'ai compris mes erreurs en me regardant en face. Il y avait toi, les bads, et moi.
_ Mais je pensais sincèrement qu'un peu de temps à mes côtés te remonterait le
_ moral. J'ai du me tromper, parce que j'ai compris qu'en réalité tu es de ces
_ personnes qui préfèrent se lamenter dans leur solitude plutôt que d'être heureuse.
_ Je te comprends, je ne suis pas facile, mais tu l'es encore moins. Ce sentiment de
_ solitude t'accompagnera longtemps, enfin je pense, parce que tu n'es pas prêt de
_ t'affronter. Soit, alors vit avec cette chose, ce vide. Et trouve lui aussi un nom,
_ parce qu'il sera ton seul compagnon.
_ Arrête de souffrir, et aime.
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# Posté le mercredi 18 novembre 2009 16:30

Modifié le vendredi 20 novembre 2009 14:41

Toutes les deux, à Tokyo, on ira !

Toutes les deux, à Tokyo, on ira !
Une rondelle de racine de lotus s'est retrouvée mélangée à la masse de gingembre haché gros, rouge cramoisie dans le Tupperware sur le comptoir de Manten-Karé. Je la cueille comme la fève dans la galette. Un peu amochée sur la tranche, elle fait se remémorer la roue d'un chariot de personnages en plastique, les cowboys et les indiens. L'attaque fut rude. Des scalps tombèrent. A bien y penser, c'est le seul lieu fréquenté parmi la masse de ces lieux sinistres, glauques de néons, avec comptoir en forme de U mais sans les courbes, où le consommateur aphone, dénué d'expressions du visage, même quand il vient en groupe, accoste sur les tabourets qui sont méchants comme dans les livres, pour se restaurer comme vaches à l'étable devant l'écuel à foin. Il n'y a de plaisir que dans l'assiette, sauf à jeter un oeil d'entomo-sociologue qui jamais ne vous lâche, cette manie. Lâcher, c'est ne plus y penser. Comme l'avait remarqué Donald Richie déjà - c'est une redite oui - impossible au quotidien, à toute heure, même et plus lors des insomnies, de ne pas triturer de la pensée l'espace du quotidien. Ce n'est que le samedi qu'on y voit des ados attardés de plus de quarante-ans, mal fagotés, sortir un appareil photo pour fixer le brouet qui finira comme ici dans la masse en ligne.
Il n'y a pas de télé graisseuse suspendue dans un coin de la salle carrée, ce qui oblige à rentrer dans le remugle de ses pensées comme tactique à l'évitement du regard de l'autre. Parfait, même si adopter cette attitude ne me frôle pas. Le pot de plastique de gingembre rouge cramoisie a toute mon attention, bien plus que les coléoptères à la maison qui en pleine nuit se démènent se battent entre eux, générant des cliquetis dans le silence immédiatement interprétés comme une tentative d'intrusion de quelqu'un d'extérieur. Il faut se lever pour constater qu'il n'en est rien sinon que dans l'imaginaire ancien, et que la serrure est bien fermée, et qu'il n'y a personne derrière la porte dans le froid.
A Manten-karé, le service est plus rapide que le plus rapide des fastfood. Curry japonais, donc tromperie à la farine pour créer une consistance bien pâteuse, nourriture à l'origine de garnison, du qui tient au corps, et chauffe la baraque. Le patron apparaît, ceint son tablier lentement, tablier aux armes de l'échope, “rice curry” pour se distinguer du banal “curry rice”. Il me dévisage, je le dévisage, nous nous dévisageons. A conjuguer à l'imparfait. Chacun au zoo de l'autre. Ha! la franchise de ce regard animalier!
C'est donc ce qui est dans l'écuelle qui justifie de supporter cette mangeoire où l'on va au plus pressé. A Jimbochô et dans les alentours, pas mal de tripots où l'ordre du néon règne, et où les queues pour manger des nouilles quatre étoiles à 500 yens se font parfois d'une longueur insensée. Les tenues sont, comme dans le métro le matin, majoritairement sombres.
Pas comme cette saison qui est la plus propice à la magie. Pour les photos, mais aussi pour le mental, sous un ciel bleu clément, se promener jusqu'à 14h30 au plus. Ensuite, c'est le long déclin du soleil hivernal, et les âmes sensibles peu précautionneuses risquent selon les quartiers de ressentir le bourdon nippon hivernal de fin de journée lumineuse qui étreint le promeneur inconscient. On peut l'accommoder à la sauce temples. C'est à ce moment de l'année que les environs du Denzu-in sont à cueillir et déguster sur place, avec vapeurs odorantes fugaces d'encent. On veillera tout de même à ne pas trop traîner là où il n'y a rien de marchand. A l'heure improbable ou les voitures hésitent encore à allumer les feux, on risque de toucher le fond. Non, le touriste sensible rentrera dare-dare au foyer pour hiverner entre 15 et 18 h. Ensuite, sortir et s'engoufrer dans une galerie marchande un peu authentique, un peu défraîchie, dans le sens de la présence encore tangible de traces d'histoire. Elles sont faites pour réconforter.
Ce paysage urbain, nous l'observons à travers les yeux d'un oiseau de nuit qui volerait très haut dans le ciel. Depuis ce point de vue panoramique, la ville apparaît comme une gigantesque créature. Ou même comme un agrégat de corps vivants. S'étendant jusqu'à d'insaisissables confins, des vaisseaux sanguins, innombrables irriguent les cellules, les régénèrent inlassablement. Les vaisseaux convoitent des informations nouvelles, recyclent les anciennes. Donnent naissance à des consommations nouvelles, recyclent les anciennes. Créent de nouvelles contradictions, effacent les anciennes. En tous lieux, les corps agrégés clignotent au rythme des battements du coeur, s'échauffent, se meuvent
.

# Posté le samedi 14 novembre 2009 09:04

Modifié le mercredi 18 novembre 2009 09:49

YEAH.

YEAH.

# Posté le mercredi 28 octobre 2009 13:37

Psychédéliquement.

Psychédéliquement.



« Le LSD modifie complètement les perceptions sensorielles et temporelles, rend un peu fou et transporte la personne dans un autre "monde" où règne l'amour.
Ne parlons pas de "bad trip", où l'on devient victime de l'angoisse et de la panique. »









Les couleurs me coulent dessus et le carreau fêlé de la fenêtre est d'une beauté terrible. Cette vie est merveilleuse. C'est si beau que je ne peux pas le supporter. Et j'en fais partie ! Tous les autres gens ne font qu'encombrer la terre. Bougres de cons. Je voudrais leur enfoncer la vie dans la gorge et ils comprendraient peut être ce que ça signifie. Près de la porte une grosse fille aux longs cheveux blonds sales se met à genoux sur un tapis vert et violet. Elle est avec un type et il a un anneau dans le nez et des tatouages de toutes les couleurs sur son crâne rasé. Ils se regardent en se répétant "amour". C'est très beau à voir. Les couleurs se fondent et se mélangent. Les gens se mélangent. Les couleurs et les gens font l'amour.

# Posté le mercredi 28 octobre 2009 13:31

Saloperie d'ego.

Saloperie d'ego.
Je n'entends plus rien, tout juste les battements de mon coeur amplifiés des millions de fois: Bom-Bom, Boom-Boom... Je suis perdue à l'intérieur de moi-même. Je sens monter en moi une colonne d'énergie comme une flamme géante qui me réchauffe. Oublie ton ego... Saloperie d'ego, tu es toujours là à m'empoisonner...
Respire, concentre-toi!





ブームブーム、と私の体全体の私の心がバンと音をたてます。 ブームブーム。 打ち勝たれたざわめきの真ん中で私の心は私の心ビートに打ち勝ちました。ブームブーム。 ブームブーム。

# Posté le mercredi 28 octobre 2009 13:08

Modifié le mercredi 28 octobre 2009 14:34